Thalassa 2008

Les collégiens jouent les stars pour Thalassa

Une équipe de tournage de Thalassa est arrivée, il y a trois semaines, à Tontouta. Après avoir fait le tour de la Grande Terre, elle a fait escale à Hienghène pour suivre le projet environnemental des collégiens.
Un projet tout aussi exceptionnel que la présence des caméras dans le village.

Thalassa

Thalassa est en Nouvelle-Calédonie. Ou plutôt, était, puisque l’équipe de tournage doit repartir cette semaine vers la Métropole après avoir fait le tour de la Grande Terre. Un journaliste, un ingénieur du son et un caméraman sont arrivés le 11 juillet pour filmer les sentiers de notre lagon tout juste classé au patrimoine de l’Unesco. Après avoir exploré l’île d’Ouvéa, filmé la transplantation de coraux à Vavouto, pris une barge jusqu’à Belep, l’équipe a posé sa caméra au pied de la Poule pour tourner avec… les collégiens.

« Ce qui nous intéresse, c’est de voir les interactions entre le lagon et les gens d’ici. »

« Ce qui nous intéresse, c’est de voir les interactions entre le lagon et les gens d’ici. Ça concerne aussi bien la pression d’urbanisation à Nouméa que l’élevage de crevettes sur la côte Ouest. Et ce qui se fait à Hienghène est un exemple très intéressant », précise Jérome Laurent, le journaliste. Intéressant mais aussi insolite. Car depuis un mois, la classe de cinquième tente de replanter du corail cassé. Comment ça se passe ? « On fait un bouturage. On a donc fabriqué des petits blocs de béton et on a accroché le corail cassé dessus, avec du fil de pêche. Comme ça, il est lesté et peut continuer sa croissance sous l’eau », explique Christophe Pizzacalla, le professeur de sciences de la vie et de la terre qui coordonne l’opération. C’est simple, mais il fallait y penser.
Pour mettre en place ce projet environnement, il a fait appel au club Babou plongée qui assure le trajet jusqu’à l’îlot Hienga, le site de l’expérience, et la sécurité sous l’eau. Mardi matin, curieux de connaître le résultat de l’expérience débutée en juin, les jeunes ont refait le trajet, accompagnés de la caméra de Thalassa. Résultats ? « Certains coraux sont morts, d’autres ont bien poussé et ils ont gardé leur couleur », constate l’enseignant. Filmés sous l’eau, les élèves ont observé leurs boutures, ils les ont mesurées et vont maintenant faire leurs statistiques avec leur professeur de maths. Mais sans caméra cette fois. Car l’équipe de Thalassa est repartie le lendemain à travers « les sentiers du littoral ». C’est le thème de l’émission qui sera diffusée à partir de septembre sur France 3. En revanche, il faudra attendre un peu plus de temps pour voir les images de Calédonie puisque la diffusion est prévue le 23 janvier 2009. Patience !

Bof la caméra, choc les coraux !
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les élèves étaient un peu impressionnés par tout ça. « La seule fois où l’on a été filmés avant, c’était par RFO à Koné, pour une réunion de délégués », reconnaît timidement Marika Boulet. « Le plus amusant, c’était la caméra dans l’eau », renchérie sa copine Florence Mayat. Mais au-delà de ça, les jeunes filles ne semblent pas vraiment intéressées par l’exercice médiatique.
Et puis, de toute façon, Thalassa, elles ne connaissent pas vraiment.
Ce qui leur plait, avant tout, c’est leur action sur le terrain. « C’est passionnant de s’intéresser à l’environnement et au corail », s’enthousiasme alors Marika, le regard pétillant.
À 13 et 12 ans, les deux jeunes filles viennent à peine de découvrir ce qu’il y a sous l’eau. « C’est impressionnant de voir toutes les formes différentes du corail », raconte Marika. « Et aussi toutes ces couleurs », renchérit Florence. C’est finalement cet aspect de la journée qui les aura le plus marquées, avec le fait que « certains coraux qu’on avait plantés sont déjà morts, c’est un peu triste ».
Pas découragées pour autant, les deux élèves entendent bien poursuivre leur action pour l’environnement. De retour sur la plage, elles collectaient déjà les nombreux déchets pour les mettre à la poubelle. De véritables écocitoyennes.

Article écrit par Virginie Grizon dans les Nouvelles Calédoniennes, 30 juillet 2008.

Mise à jour :
4 octobre 2010

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